De gauche à droite :
Alain Longpre, Chef adjoint de l’investissement d’impact chez Fondaction
Louis-Philippe Vallée, CEO chez Nexus Innovations
Yohan Beaulieu, Directeur de portefeuille – Investissements durables et impacts, chez Fondaction
Du 14 au 16 avril 2026, plus de 150 PDG du secteur technologique se sont réunis à Tremblant dans le cadre de Vision PDG. Trois jours d’échanges riches sur les succès, les défis et les zones grises qui définissent actuellement notre industrie.
Sans surprise, l’intelligence artificielle s’est imposée comme un fil conducteur omniprésent : crédits d’impôt, modèles d’affaires, productivité, souveraineté des données. Le casse-tête est bien réel… et les réponses, encore loin d’être unanimes.
Pourquoi j’ai participé à Vision PDG 2026
Cette année, j’y ai participé avec une intention claire : mieux comprendre où en est réellement l’adoption de l’IA dans notre marché.
C’était aussi une occasion précieuse de prendre du recul sur notre propre organisation et d’échanger directement avec d’autres dirigeants sur leurs réalités, leurs défis et leurs apprentissages concrets.
L’état réel du marché de l’IA : entre hype et brouillard
Malgré tout le bruit entourant l’intelligence artificielle, un constat ressort clairement : toutes les organisations ont amorcé leur virage IA.
Mais pas au même rythme… ni au même endroit.
Une adoption généralisée, mais inégale
Dans plusieurs entreprises, l’IA est déjà utilisée de façon assez large, souvent de manière individuelle ou opportuniste.
👉 Elle est littéralement entre les mains de presque tout le monde.
Transformation ciblée vs usage opportuniste
En parallèle, les initiatives plus structurées sont généralement concentrées dans certains départements clés, avec des objectifs précis.
👉 Autrement dit : l’adoption est généralisée, mais la transformation demeure ciblée.
C’est là que le brouillard persiste. Les organisations avancent, expérimentent, testent… mais les modèles durables ne sont pas encore complètement établis.
Transformation ciblée vs usage opportuniste
En parallèle, les initiatives plus structurées sont généralement concentrées dans certains départements clés, avec des objectifs précis.
👉 Autrement dit : l’adoption est généralisée, mais la transformation demeure ciblée.
C’est là que le brouillard persiste. Les organisations avancent, expérimentent, testent… mais les modèles durables ne sont pas encore complètement établis.
Conférences et prises de conscience marquantes
Les conférences étaient très variées, avec des niveaux d’impact inégaux.
Certaines interventions, très axées sur un rockstar mindset, étaient intéressantes sur la forme, mais peu transposables dans nos réalités opérationnelles.
À l’inverse, la discussion avec Rodrigo Liang, fondateur de SambaNova, sur l’infrastructure IA et la souveraineté des modèles a été particulièrement riche.
👉 Un rappel fort que la valeur de l’IA repose aussi sur les couches d’infrastructure et sur le contrôle des données.
J’ai également retenu la présentation de Guillaume Roy CEO de Blackware Technologies, dont le discours sur la rapidité de développement et l’évolution du génie logiciel faisait écho à plusieurs réflexions que je partagerai à Connexion en mai.
Une intervention de Sylvie Bernier est venue ramener une perspective plus simple, mais essentielle : préparation, persévérance et visualisation.
Dans le succès, tu sais qui je suis. Dans l’échec, je sais qui tu es.
Ce que les échanges entre PDG révèlent vraiment

Les discussions en petits groupes ont fait émerger plusieurs thèmes récurrents :
- l’application du modèle EOS (Entrepreneurial Operating System) pour soutenir l’exécution dans les départements;
- l’évolution des modèles d’affaires dans un contexte où l’IA redéfinit la création de valeur;
- une mise à jour du cadre CDAE‑IA, visant à en clarifier l’interprétation dans un environnement en constante évolution.
Les tensions actuelles autour de l’IA en entreprise
En recoupant les conférences et les échanges, certaines tensions apparaissent clairement :
- une accélération technologique très forte;
- un enthousiasme réel pour les possibilités de l’IA;
- mais aussi une reconnaissance que les cadres, pratiques et modèles ne sont pas encore stabilisés.
Les organisations cherchent un équilibre délicat entre :
- l’expérimentation rapide, nécessaire pour apprendre;
- et la structuration, essentielle pour éviter la fragmentation.
La question de la souveraineté des données et des modèles s’inscrit directement dans cette tension : profiter de la puissance des outils tout en conservant le contrôle sur les actifs critiques.
Ce que Vision PDG 2026 confirme pour Nexus Innovations
L’un des constats les plus importants que je retiens : nous ne sommes pas en retard.
Nous avançons à la bonne vitesse.
Le marché est encore en construction. Les modèles ne sont pas stabilisés. Dans ce contexte, la vraie différence ne se fait pas sur la rapidité d’adoption, mais sur la capacité à cibler intelligemment où investir notre énergie.
Capitaliser sur nos différenciateurs dans un marché en construction
Ce que Vision PDG confirme, c’est la nécessité de continuer à :
- miser sur ce qui nous distingue déjà;
- rester agiles et capables de nous adapter;
- éviter la dispersion;
- demeurer très proches des résultats concrets chez nos clients.
L’IA accélère notre livraison, mais elle met aussi en lumière nos faiblesses. Et c’est précisément là que se joue la valeur durable.
Naviguer dans l’incertitude : une transformation aussi humaine que technologique
En toute transparence, cette transformation n’est pas toujours facile sur le plan humain. Les bouleversements technologiques, organisationnels et économiques créent de l’incertitude, et il serait illusoire de prétendre que tout se déroule sans heurts.
Mais c’est aussi ce qui me passionne.
Naviguer dans le brouillard, apprendre, ajuster et avancer ensemble donne du sens à mon engagement.
Si vous aussi cher lecteur, vous souhaitez découvrir comment Nexus Innovations réinvente la nouvelle expérience de travail, n’hésitez pas à prendre contact avec nous. Il va nous faire plaisir de vous accompagner dans votre virage numérique.